Maintien de la frénésie de l’import

Neuf premiers mois de l’année 2017

   	Malgré la conjoncture actuelle et les mesures qui ont été prises, les importations n’ont baissé que de 2,9% en 2017

Malgré la conjoncture actuelle et les mesures qui ont été prises, les importations n’ont baissé que de 2,9% en 2017

La baisse des importations a surtout concerné les biens d’équipements industriels, avec un achat pour un montant de 10,45 milliards de dollars, contre 11,54 milliards de dollars en 2016.

Une baisse minime des importations a été enregistrée sur les neuf premiers mois de l’année en cours. Malgré les mesures importantes qui ont été prises depuis le début de l’année afin de limiter les opérations d’importation et malgré le système de contingentements, l’Algérie a importé pour une valeur globale de 33,92 milliards de dollars cette année contre 34,93 milliards de dollars durant la même période en 2016, soit une baisse de seulement 2,9%, une petite économie de 1,01 milliard de dollars, précise le Centre national de l’information et des statistiques des douanes. Le taux de couverture des importations par les exportations a toutefois augmenté, pour passer à 76% contre 62% l’année dernière.

La baisse des importations a surtout concerné les biens d’équipements industriels avec un achat pour un montant de 10,45 milliards de dollars contre 11,54 milliards de dollars en 2016. Une très légère baisse de -7,7% a aussi touché les demi-produits en passant d’une facture de 8,63 milliards de dollars à 7,96 milliards de dollars.

Les produits bruts, quant à eux, ont représenté une facture de 1,07 milliard de dollars contre 1,18 milliard de dollars. Les produits alimentaires ont par contre affiché une nette hausse de 6,4% en représentant un montant de 6,5 milliards de dollars contre 6,1 milliards de dollars en 2016. Les produits d’énergie et lubrifiants ont fait un saut de 27,65% pour constituer une facture de 1,15 milliard de dollars contre 904 millions de dollars l’année passée.

Les biens d’équipement agricole ont augmenté aussi de 32,03% pour afficher un montant de 474 millions de dollars contre 359 millions de dollars, alors que les biens de consommation alimentaire représentent 6,3 milliards de dollars, en hausse également de 1,7%. Pour le choix du mode de financement des importations, à noter que sur les 33,92 milliards de dollars, 20,68 milliards de dollars ont été payés cash, et 12,01 milliards de dollars par lignes de crédit.

Les comptes en devises propres ont financé quant à eux 7 millions de dollars. Notons par ailleurs que le déficit commercial a enregistré un recul de 8,14 milliards de dollars durant cette période de référence de neuf mois de l’année 2017, soit une baisse de 4,97 milliards de dollars, c’est-à-dire 37,94%. Cette baisse est due à une hausse des exportations de l’ordre de 18,2% pour atteindre 25,79 milliards de dollars contre 21,82 milliards de dollars en 2016. Mais ce n’est pas là un indice de la hausse des exportations hors hydrocarbures.

Ces derniers demeurent le vecteur essentiel des exportations algériennes à hauteur de 94,66% du volume global des ventes. Les exportations d’hydrocarbures se sont établies à 24,41 milliards de dollars contre 20,52 milliards de dollars durant la même période en 2016, enregistrant ainsi une hausse de 19%, représentant un montant de 3,89 milliards de dollars. Les exportations hors hydrocarbures demeurent insignifiantes en s’établissant à 1,38 milliard de dollars, enregistrant tout de même une petite augmentation de 5,76%.

La composition du panier des exportations hors hydrocarbures se décline en une valeur de 973 millions de dollars en demi-produits (contre 982 millions de dollars en 2016), 277 millions de dollars (contre 208 millions) en biens alimentaires, 61 millions de dollars (contre 39 millions) en biens d’équipements industriels, 51 millions de dollars en produits bruts (contre 61 millions dedollars), 15 millions de dollars (contre 12 millions de dollars) en biens de consommation non alimentaires, et 0,16 million de dollars (contre 0,05 million de dollars) en biens d’équipements agricoles.

Les cinq premiers clients de l’Algérie demeurent l’Italie, avec 4,22 milliards de dollars, suivie de la France avec 3,17 milliards de dollars, l’Espagne avec 2,79milliards de dollars, les Etats-Unis avec 2,34 milliards de dollars et le Brésil avec 1,6 milliard de dollars. Le classement des fournisseurs du marché algérien maintient la Chine en pole position avec 6,56 milliards de dollars, suivie de la France avec 3,07 milliards de dollars, l’Italie avec 2,58 milliards de dollars, l’Allemagne avec 2,29 milliards de dollars et l’Espagne avec 2,28 milliards de dollars. N. B.

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